Ecrire

crédit photo : Nietjuh

La lecture fait partie de mon monde depuis si longtemps que j'ai l'impression qu'elle a toujours été là. Ma mère me lisait des histoires quand j'étais petite et j'étais impatiente d'apprendre à lire pour enfin découvrir les histoires par moi-même. J'étais tellement impatiente que j'ai appris à lire avant d'entrer au CP et depuis, la lecture ne m'a jamais quittée. Mon rapport avec l'écriture est un peu plus complexe.

J'aimais énormément les rédactions à l'école. J'étais enfant unique à l'époque et j'aimais inventer des histoires et créer des personnages. A 10 ans, j'ai vu Titanic au cinéma et j'ai détesté la fin ; alors quand je suis rentrée chez moi, je me suis jetée sur mon stylo et j'ai réécris l'histoire depuis le début (spoiler : dans ma version, ils tenaient à deux sur la planche). A l'adolescence, il fallait que je couche mes maux sur le papier parce que je n'avais pas la force de les dire. A l'adolescence toujours, j'ai voulu apprendre à apprivoiser les mots, les sons et les rimes mais j'ai vite abandonné. Pendant mes études, j'ai voulu écrire la parfaite histoire d'amour mais là encore, j'ai abandonné. Depuis, l'écriture fait des va-et-vient dans ma vie. Quand les émotions sont trop fortes, quand je vis des choses importantes, quand j'ai des idées qui surgissent, elle est là, et le reste du temps, elle se fait discrète. Je peux passer des mois sans écrire alors qu'il est impossible pour moi de passer une journée sans lire.

Pourtant, je considère que l'écriture fait partie de ma vie parce que j'ai toujours voulu écrire. Parce que c'est plus facile, je peux prendre le temps pour choisir le bon mot et la bonne formulation. Parce que j'ai toujours eu en moi ce rêve fou d'écrire un roman. J'ai toujours eu ce rêve fou mais je ne l'ai jamais vraiment assumé, retenue par ma pudeur, ma peur et mon syndrome de l'imposteur. 

J'ai beaucoup écrit pendant mes études et dans mon travail (3 mémoires, 1 thèse et 3 articles scientifiques c'est quand même non négligeable). J'écris aussi sur le blog depuis 3 ans. Mais dès qu'il s'agit d'écrire mes propres histoires, je me décourage, je procrastine et j'abandonne mes projets. Malgré tout cela, l'envie reste là, inassouvie et se fait parfois de plus en plus pressante. Comme si j'avais enfermé l'écriture trop longtemps et qu'elle cherchait un moyen de s’échapper

J'ai attendu et j'attends encore la bonne idée, le bon moment, les bons outils, d'être plus mûre, de lire plus, de me nourrir de l'expérience des autres mais on ne peut pas passer sa vie à attendre. Il faut se lancer.

Je ne veux plus être terrorisée par cette partie de moi-même. Je n'ai pas la bonne histoire, et alors ? Je ne suis pas encore prête à être lue, et alors ? J'ai envie d'écrire. Écrire pour le travail et pour le blog mais surtout écrire pour moi et peut-être pour les autres. Si je devais poursuivre l'un de mes rêves pourquoi ce ne serait pas ce rêve fou d'écrire un roman ? L'envie est là mais je suis parfois paralysée. Je sais que ce ne sera pas simple tous les jours. J'aurai besoin de dépasser ma flemme, mon manque d'inspiration et mes erreurs mais j'ai envie d'écrire. 

Cet article n'a pas vraiment de but si ce n'est vous parler de cette partie de moi et me motiver à me lancer.

Et vous ? Quel est votre rapport à l'écriture ?

A vite,
Em.

Commentaires

  1. Ouah durant la lecture de ton article je me suis dit plusieurs "mais c'est tout à fait ce que je ressens". Un peu comme lire et écrire sont dans mon quotidien depuis ...au moins tout ça. J'ai un besoin intérieur d'écrire, ça devient entêtant comme impression. Et puis là le vide, les idées qui se bousculent pour au final n'accoucher de rien si ce n'es d'une page blanche, d'un découragement personnel, de beaucoup de frustration, la peur d'affronter sa propre plume. Des stylos j'en ai usé et des carnets j'en ai remplie de plein d'anecdotes. Et puis écrire c'est aussi livrer une partie de soi, et est-ce que je suis prêt à cela... Pas sûr.

    En tout cas merci pour ton bel article, c'est toujours un plaisir de te lire
    ;-)

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    1. Je suis contente alors que l'article ait fait résonance en toi. Je vois tout à fait ce que tu veux dire, j'ai moi aussi pas mal de carnets et fichiers word en suspens.
      Ce qui est intéressant avec l'idée de livrer une partie de soi, c'est qu'on peut la "noyer" dans les éléments fictifs ou encore la modifier et je crois vraiment que l'écriture peut aussi être une catharsis.

      Merci à toi de prendre le temps de me lire et de commenter :) A bientôt !

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